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 Tai Chi Chuan Bruxelles / Histoire du Tai Chi Chuan

 

Pushing hands / Tai chi Chuan Brussels

 

Tai Chi Chuan à Bruxelles / histoires

Dans l’histoire des arts martiaux chinois la distinction exotérique et ésotérique est fondamentale. Elle vise à séparer des écoles de combat dont les unes feraient prévaloir l’idée de lutter avec l’adversaire (c’est pourquoi ce dernier peut parfois l’emporter) et les autres auraient pour principe de neutraliser la force dynamique par le pouvoir de la tranquillité (ce qui fait qu’on n’est jamais vaincu). Toute l’orientation de la pensée stratégique chinoise, dont le représentant le plus connu est Sun Tzu relève d’un développement de ce dernier principe qu’on retrouvera plus tard dans le Judo et l’Aïkido japonais et, il faut, à notre sens, entendre « interne » par la désignation de ce qui dans l’action relève de la notion de stratégie, c’est-à-dire de ce qui reste insaisissable comme tel (commentaire : DDB).

 

Pour rester dans l’approche habituelle de la  majorité des maîtres chinois de Taiji quan, la distinction entre ces deux écoles correspond à celle entre « travail inté­rieur » (neigong), qui consiste à exercer le « souffle », et « travail extérieur » (waigong),  qui s’appuieraient plutôt sur l’effort musculaire. Une autre hypothèse est que « école ésotérique » (nei­jia) désignait ceux qui restent dans leur famille, c’est-à-dire les taoïstes qui pour la plupart pouvaient fonder une famille et n’étaient pas obligés de mener une vie érémitique, par opposition à « école exotérique » (waijia), ceux qui sortaient de leur famille, expression désignant les moines allant vivre dans les monastères bouddhiques. Autrement dit, l’école ésotérique correspondrait bien au courant taoïste, et l’école exotérique au courant bouddhique.

 

Ce qui est avéré est que le courant ésotérique/taoïsme s’est retrouvé politiquement en opposition au courant exotérique/Shaolin, ce dernier étant impliqué à maintes reprises dans des activités subversives contre le pouvoir des Qing, alors que les adeptes du Taiji quan parti­cipaient plutôt à la répression des rébellions.

 

D’autres analyses existent qui donnent des versions différentes d’une origine du Tai chi Chuan, notamment celle, récente, de Song Shuming, dépositaire et expert d’une méthode du Taiji composée de 37 mouvements datant selon lui de la dynastie des Tang. Song Shuming étant un réel expert, nombre de ces disciples ont considéré que sa théorie était vraie ….

 

 

Le ruban de Moebius illustre à merveille que l’opposition externe/interne ne tient que localement puisque globalement il n’y qu’une face (la bande étant un objet toplogique unilatère).

 

 

 

 

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