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Tai Chi Chuan Taiji Quan Bruxelles / Histoire du tai Chi / style Yang

Tai Chi Chuan Taiji Quan Bruxelles / Yang Luchan 1

 

Tai Chi Chuan à Bruxelles / Style Yang

La Famille Yang fut la source principale de la propagation du tai Chi Chuan, d’abord par le biais de Yang Luchan (voir photo), disciple de Chen Changxing.

 

L’histoire de Yang Luchan (1789-1872) prénommé Fukui est belle comme une légende. Ayant déjà apris un style de boxe avec un maître local il était déterminé à étudier le  Taiji quan de Chen Changxing (donc de la famille Chen). Comme Chen Changxing ne transmettait son art qu’aux membres de sa famille, c’est comme simple serviteur que Yang Luchan resta plusieurs années auprès de lui, sans dévoiler ses intentions, mais s’entraînant en cachette aux techniques dont il surprenait l’enseignement. Lorsqu’il fut finalement découvert par Chen Changxing, celui-ci fut surpris par sa maîtrise et décida de lui livrer les secrets de la famille.

tai chi chuan

De retour chez lui après adoubement Yang Luchan enseigna une technique de combat nommée « technique des transforma­tions » (hua quan) ou « art de combat souple » (xuan quan) ou encore « technique de combat liée » (zhan nrian quan), car elle était exécutée en souplesse et avec des mouvements liés sans inter­ruption. Il partit ensuite enseigner le Taiji quan à Pékin où il enseigna dans l’armée des Mandchous et eut parmi ses disciples nombre de personnalités de la cour des Qing. Dès lors, il se consacra avec ses trois fils à l’enseignement du Taiji quan.

tai chi chuan

Les trois fils de Yang Luchan développèrent chacun leur propre mode d’enseignement du Taiji quan. Yang Banhou fit sa spécialité du « petit enchaînement » (xiao jiazi), dans lequel les mouvements étaient plus resserrés que ceux de la méthode paternelle ; Yang Jianhou se consacra à un « enchaînement moyen » (zhong jiazi), tandis que Yang Fenghou suivit le « grand enchaînement » (da jiazi) hérité de son père ». Le troisième fils de Yang Jianhou, Yang Chengfu (1883-1936) fut le propagateur du Taiji quan dans toute la Chine, qu’il parcou­rut du nord au sud, se rendant notamment à Nankin, Shanghai, Hangzhou, et Hankou (Wuhan).

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Le Taiji quan se répandit donc peu à peu dans tout le pays et c’est après le voyage de Yang Chengfu (photo) dans le sud de la Chine qu’il s’est propagé en tant que technique prophylactique. Toutefois, le Taiji quan restait encore à l’époque peu connu en dehors de Pékin, si l’on en croit un disciple de Yang Chengfu, Chen Wei­ming, qui écrit Tai Chi Chuan taiji Quan Bruxelles / yang_cheng_fudans la préface de son ouvrage Taiji quan wenda que, lorsqu’il commença à l’apprendre, peu de gens avaient entendu parler du Taiji quan.

 

Chen Weiming, qui contribua aussi à la diffusion du Taiji quan de l’école Yang par ses écrits et son enseignement à Shanghai, raconte ainsi comment il est venu au Taiji quan:

 

Il avait entendu parler du Taiji quan du courant Wudang. En 1915, il se rendit à Pékin et y ren­contra d’abord Sun Lutang, qui était alors surtout connu pour sa maîtrise de la « Boxe des huit trigrammes » (bagua quan) et de la « Boxe du corps et de la pensée » (xingvi quan). Ce n’est que plus tard que Sun Lutang fondera lui-même un style de Taiji quan. Sun Lutang lui parla donc de Yang Chengfu, et Chen Weiming apprit avec Yang pendant sept ans le petit et le grand enchaînements. Puis en 1924, Chen Weiming se rendit officiellement à Shanghai pour enseigner le Taiji quan en échange d’honoraires. En 1925, il y fonda la « société des arts martiaux de l’extrême souplesse » (zhi­rou quanshe) et continua à propager le Taiji quan de l’école Yang.

 

Au début, le Taiji quan était peu répandu à Shanghai et même méprisé, on le surnommait la « technique de combat avec les démons » (nie gui quan), et les adeptes se cachaient plus ou moins pour pratiquer. Il y avait alors très peu de femmes qui s’y exer­çaient. Par la suite, plusieurs maîtres célèbres vinrent à Shanghai, dont Yang Chengfu et Yang Shaohou. Ils formèrent beaucoup de disciples dont certains firent Tai Chi Chuan Taiji Quan Bruxelles / cheng man chingprofession du Taiji quan en l’ensei­gnant dans des parcs ou en fondant des associations. Dans les années 30 à 35, il y eut l’introduction de l’enseignement du Taiji quan dans certains lycées et les écoles de professeurs d’éducation physique.

 

C’est un style Yang assez simplifié mais très pertinent (voir video) qui a par la suite été propagé aux Etats-Unis (par un nommé Cheng Man Ching – photo – qui avait été élève de Yang Cheng fu) et ensuite, plus tardivement, en Europe avant d’y revenir par d’autre voies, sous des formes qui se disputent dès lors une plus grande authenticité. Désormais les rumeurs vont bon train sur celui qui sera le dépositaire du savoir « authentique », et les chinois, bon commerçants, ont compris depuis tout le parti qu’ils pouvaient tirer des occidentaux avides des secrets du « Chi ».

 

 

Passages extraits & adaptés  de “Tai Chi Chuan, art matial, techniques de combat” de Catherine Despeux, que nous conseillons à tous d’acheter et de lire (Editions Tredaniel).

 

 

 

 

 

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